
Un simple remontage après changement de pads thermiques peut condamner une carte graphique à plusieurs centaines d’euros. C’est ce qui est arrivé à une ASUS ROG Strix GeForce RTX 3090, touchée par un court-circuit 12 V jusque dans la commande du VRM.
RTX 3090 : une vis a atteint les lignes critiques du VRM

La panne a été documentée par Northwestrepair dans une nouvelle vidéo de réparation. Le propriétaire venait de remplacer les pads thermiques de la carte, avec des pads apparemment adaptés, mais une vis a été serrée trop loin dans le PCB.
Le résultat a été immédiat. La vis a provoqué un court-circuit sur le 12 V et abîmé des pistes liées au circuit de contrôle des phases d’alimentation.
Le risque au remontage après un changement de pads
Sur ce type de carte, les longueurs de vis ne sont pas toujours interchangeables. Une seule erreur d’emplacement peut suffire à traverser ou comprimer une zone sensible du PCB, surtout sur des modèles massifs comme la ROG Strix.

Pour un démontage hors garantie, un tapis silicone de réparation ou un support magnétique dédié aux vis reste une précaution utile. Ce cas montre qu’un remplacement de pads bien exécuté sur la partie thermique ne protège pas d’une faute purement mécanique.
Une remise en état lourde, mais la puce a survécu
La réparation ne s’est pas limitée à quelques pistes reprises au microscope. Le technicien a dû réparer des traces sectionnées, puis remplacer trois driver MOSFETs ainsi qu’un phase controller avant de pouvoir relancer la carte.

Le GPU n’était pas condamné. Après intervention, la carte a de nouveau affiché un POST, ce qui n’avait rien d’acquis au départ compte tenu des dégâts sur l’étage d’alimentation.
Ce type d’incident rappelle une limite bien connue des cartes haut de gamme récentes : la densité du PCB et la complexité du VRM réduisent fortement la marge d’erreur au démontage. Sur une GeForce RTX 3090, une simple confusion entre deux vis peut transformer un entretien préventif en réparation de niveau composant.

Source : VideoCardz