
Le segment entrée de gamme de NVIDIA prend un virage inattendu : une carte Ampere vieille de deux générations serait remise en production dès le mois de juin. Conséquence directe, la transition vers une RTX 5050 dotée de 9 Go de mémoire serait temporairement gelée.
RTX 3060 : le retour d’un modèle 12 Go en 192-bit
D’après le leaker MEGAsizeGPU sur X, NVIDIA aurait décidé de relancer la GeForce RTX 3060 12 GB plutôt que d’introduire immédiatement une variante 9 Go de la RTX 5050. Les deux références visent le même créneau budgétaire, ce qui expliquerait ce choix d’arbitrage dans la gamme.
La carte conserverait sa configuration connue, avec un bus mémoire de 192-bit, 3 584 CUDA cores et 12 Go de GDDR6. Pour cette relance, NVIDIA reviendrait au procédé Samsung 8 nm DUV, déjà utilisé sur l’ensemble de la génération Ampere.
Pourquoi NVIDIA freinerait la RTX 5050 9 Go
En face, la GeForce RTX 5050 reposerait sur un die GB207 Blackwell avec 2 560 CUDA cores et 9 Go de GDDR7, pour un TDP évoqué à 130 W dans une précédente rumeur. Malgré une architecture plus récente et une gravure plus fine, elle proposerait donc moins de mémoire vidéo que cette RTX 3060 relancée.
Le choix de l’ancienne carte peut aussi s’expliquer côté approvisionnement. La GDDR6 serait plus simple à sécuriser pour NVIDIA, ce qui laisserait la GDDR7, plus coûteuse, aux autres GPU de la gamme actuelle.
Une question de capacité industrielle
Le point le plus inhabituel reste le recours à une architecture Ampere en 2026, alors que les générations Ada Lovelace et Blackwell sont déjà passées chez TSMC. NVIDIA est même devenu le plus gros client du fondeur sur le node 5 nm, ce qui peut pousser le groupe à réserver cette capacité à Blackwell et à ses déclinaisons professionnelles.
Une RTX 4060 aurait pu sembler plus logique sur le papier, mais elle repose elle aussi sur le NVIDIA 4N de TSMC, une classe 5 nm partagée avec les RTX 5060. À l’inverse, la RTX 3060 est déjà liée au Samsung 8N, et un portage vers un autre node impliquerait des coûts d’adaptation que NVIDIA n’a visiblement aucun intérêt à engager pour ce segment.
Si cette relance se confirme, elle dira surtout une chose du marché actuel : sur l’entrée de gamme, la disponibilité mémoire et la capacité de production pèsent parfois plus lourd que la nouveauté architecturale. Pour les joueurs, cela pourrait aussi prolonger la présence d’une carte 12 Go là où les références récentes restent plus limitées en VRAM.
Source : TechPowerUp