
Ouverture à fond, combats au cordeau : Grasshopper Manufacture pousse son hack’n’slash en assumant une méthode d’itération improvisée mais cadrée par le duo Suda51/Yamazaki.
Romeo is a Dead Man, un action-game qui mise sur la mêlée et le rythme
Le studio revendique un « strong-style » hack’n’slash où l’équilibrage oppose tir à distance et risque en mêlée. Le finisher Bloody Summer ne se charge qu’avec les armes de corps à corps, forçant des engagements rapprochés malgré la sécurité du tir.

Les épées ont fait l’objet d’un polissage fin, jusqu’au timing d’impact. Le placement et le volume d’ennemis ont été retouchés en continu pour garder une progression fluide mais tendue, y compris lors d’un premier run.
Bastards : invocations, craft et loadouts modulaires
Évolution des « gimmick skills » de Travis Strikes Again/NMH3, les Bastards lient compétences et crafting. Certains finissent plus puissants que l’arsenal standard, avec des réactions sur gâchettes adaptatives côté PlayStation lors de la récolte. Exemples cités : Mictlantecuhtli, FrostBolt (gel), SuicideAttack (auto-destruction scalable).

Narration sous masque, ouverture chaotique, et méthode « ad-lib »
Le protagoniste, Romeo Stargazer, est pensé pour marquer au-delà du moveset, son identité « DeadMan » ayant cristallisé la direction. La relation avec Juliet s’est imposée en écriture, loin d’un pastiche tragédie. Duo référencé « vieux/jeune » avec le grand-père Ben.
L’ouverture est volontairement expéditive et confuse, pour propulser immédiatement dans l’action. En interne, près de la moitié des effectifs étaient nouveaux ; la vision globale ne s’est figée qu’au debug, reflet d’un processus fait d’idées brassées en réunion puis intégrées par intérêt ludique.

Suda51 assume une densité d’idées parfois coupées puis réinjectées, l’intention étant de concentrer dès le départ les séquences fortes. Le studio revendique un parti pris non orthodoxe face aux productions « parfaites » du marché, avec un assaisonnement qui parlera surtout aux amateurs de leur signature.

Sorties calées : 10 février sur PC, 11 février sur consoles. Combats évolutifs selon l’ennemi, les armes, et la montée en puissance de Romeo, de son équipement et de ses Bastards via mini-jeux.
Pour les joueurs d’action, le couple risque/récompense imposé par Bloody Summer et la couche buildcraft des Bastards laissent entrevoir une méta portée par le corps à corps agressif, avec un plafond de skill relevé et des variations de loadouts propices à l’optimisation.
Source : TechPowerUp