
AMD préparerait un bond assez net sur la fréquence de ses futurs GPU. Si la fuite se confirme, la prochaine génération graphique de la marque irait chercher jusqu’à 3,5 GHz, un niveau qui poserait d’emblée la question de son positionnement et de sa consommation.
Des fréquences de 3,1 à 3,5 GHz évoquées pour RDNA 5
Leaker bien connu du secteur, Kepler_L2 affirme avoir eu accès à des documents internes d’AMD et avance une cible comprise entre 3,1 GHz et 3,5 GHz pour RDNA 5. À ce niveau, on ne parle pas seulement d’un changement microarchitectural important, mais aussi d’un gain brut en fréquence.
Le point de comparaison immédiat est le Radeon RX 9070 XT, dont la fréquence boost officielle est de 2,97 GHz en sortie d’usine. La fourchette évoquée pour RDNA 5 représenterait donc une hausse d’environ 4 à 14 % sur ce seul paramètre.
Un périmètre encore flou, entre GPU dédiés et piste mobile
La fuite laisse cependant plusieurs zones d’ombre. Il n’est pas encore établi si ces fréquences visent un iGPU, un GPU dédié, une puce desktop ou un design mobile, ce qui change évidemment beaucoup la lecture technique de ces chiffres.
Côté calendrier, RDNA 5 ne semblerait pas attendu avant la mi-2027 ou la fin 2027. La génération resterait donc encore loin d’un lancement commercial, même si d’autres détails devraient émerger à mesure que l’échéance approche.
Samsung pourrait ouvrir le bal avant les cartes Radeon
Un autre élément remet en perspective cette fuite : le Samsung Exynos 2700 et son GPU Xclipse 970. De précédentes indiscrétions indiquaient déjà qu’AMD et Samsung avaient co-développé ce bloc graphique sur base de technologies AMD RDNA, adaptées à un usage mobile.
La propriété intellectuelle GPU pourrait désormais évoluer vers RDNA 5, ce qui ferait potentiellement de cet SoC la première puce expédiée avec cette architecture. L’ensemble serait gravé sur le nœud Samsung SF2 en 2 nm.
Si cette trajectoire se confirme, AMD pourrait d’abord faire entrer RDNA 5 par le mobile avant de la déployer plus largement sur Radeon. Ce serait un signal intéressant : la bataille ne se jouerait plus seulement sur les unités de calcul et l’efficacité énergétique, mais aussi sur la capacité à tenir des fréquences très élevées sur plusieurs segments à la fois.
Source : Kepler L2