
Un mod de 99 kg capable de refroidir une RTX 5080 et un Ryzen 7 9800X3D à l’aide d’un radiateur en fonte, avec à la clé des températures parfaitement stables après 60 à 90 minutes d’équilibre thermique.
Billet Labs finalise son PC sur radiateur en fonte
Billet Labs a bouclé un build watercooling dont le radiateur principal est… un radiateur en fonte. Le système, annoncé à 99 kg, embarque un Ryzen 7 9800X3D, une GeForce RTX 5080 et 32 Go de mémoire, avec un circuit qui contient 18 litres de liquide et un inhibiteur de corrosion.

Le projet a pris environ trois mois de travail quasi à plein temps, ou un mois sans captation vidéo. Les mesures sont effectuées jusqu’à stabilisation du liquide, ce qui demande 60 à 90 minutes selon la charge et l’ambiante (16 à 17 °C).
Thermiques et consommation en jeux
Sans ventilation (0 % ventilateurs), le liquide se stabilise à 26 °C dans Spider-Man 2 et 29 °C dans Cyberpunk, pour une ambiante de 16–17 °C. Les températures moyennes relèvent CPU 60 °C / GPU 65 °C sous Spider-Man 2 et CPU 68 °C / GPU 69 °C sous Cyberpunk. La puissance moyenne totale mesurée atteint 352 W (Spider-Man 2) et 398 W (Cyberpunk), répartie entre CPU et GPU.

En charge combinée Cinebench + FurMark avec 10 % de ventilation et 100 % de pompe, le liquide se cale à 29,25 °C pour un delta eau/ambiante de 13,25 °C. La puissance totale décroit de 520 W à 447 W en fin de run, l’auteur signalant une réduction de l’overclock GPU et un léger throttling CPU avec la montée progressive des températures.

Radiateur en fonte : contraintes et intérêts
Le résultat est thermiquement convaincant mais évidemment peu transportable. À 99 kg, l’intégration impose un support adapté et un espace maîtrisé. À l’usage, l’ensemble dissipera la chaleur dans la pièce comme un radiateur classique, ce qui peut être un atout en hiver et un compromis en été.


Ce type d’approche met en avant l’inertie thermique et la surface d’échange d’un corps en fonte, tout en rappelant l’importance des additifs anticorrosion pour un loop durable. La démonstration prouve qu’un échangeur massif, bien instrumenté, peut tenir des charges GPU/CPU modernes proches de 400 W en jeu avec une ventilation minimale, au prix d’une intégration radicale.
Source : VideoCardz