
Les 300 premières unités à 559 dollars, soit environ 515 euros, sont déjà parties. Pour un mini-PC sous Ryzen AI 9 365 encore au stade du financement participatif, avec une livraison annoncée en janvier 2027, le signal est à la fois intéressant et nettement spéculatif.
Piston V entre en campagne avec une base technique solide
La configuration de base associe 16 Go de DDR5-5600 à un SSD PCIe 4.0 de 500 Go. La campagne propose aussi des variantes montant jusqu’à 64 Go de mémoire et 4 To de stockage, avec un écran tactile circulaire de 4 pouces intégré au châssis.

Deux environnements sont annoncés : Windows et une distribution Linux orientée jeu, présentée comme proche de SteamOS. Le palier Early Bird encore actif est affiché à 589 dollars, soit environ 543 euros, avec 16 Go de RAM, un SSD de 500 Go et une alimentation 120 W. Le tarif standard de campagne monte à 679 dollars, soit environ 626 euros, contre un MSRP communiqué à 799 dollars, environ 737 euros.
Sur le plan matériel, le mini-PC met en avant de la mémoire SO-DIMM remplaçable, un stockage M.2, deux ports 2.5GbE, du Wi-Fi 7 et une sortie vidéo en USB-C. L’OCuLink apparaît toutefois comme un stretch goal, pas comme une fonction garantie à ce stade.
Piston V face à la Steam Machine : comparaison à relativiser
Zen 5 et RDNA 3.5 ne suffisent pas à égaler un GPU dédié
Le fabricant oppose directement son produit à la Steam Machine de Valve, en cochant Zen 5, RDNA 3.5, écran tactile, Wi-Fi 7, 2.5GbE et OCuLink. Il met aussi en avant le tarif promotionnel de 559 dollars face à une machine annoncée à 1 049 dollars.
La comparaison a vite ses limites. Piston V repose sur un iGPU Radeon 880M avec 12 Compute Units RDNA 3.5, alors que la Steam Machine citée utilise un GPU RDNA 3 de 28 CU avec mémoire GDDR6 dédiée. Malgré une architecture graphique plus récente, la Radeon 880M n’évolue pas dans la même catégorie de performances.
Production encore limitée et prudence de rigueur
L’équipe a publié une photo d’usine montrant un petit nombre d’unités en assemblage. Cela ressemble davantage à une pré-série de validation qu’à une vraie montée en volume, même si le routage du PCB est présenté comme finalisé et que les fournisseurs de composants seraient déjà sécurisés.
La campagne mentionne malgré tout les risques classiques de fabrication et de disponibilité des composants. À cela s’ajoute un point simple : un produit hardware en financement participatif, non testé indépendamment dans sa forme finale, reste une promesse avant d’être une machine recommandable.
La seule prise en main indépendante identifiée à ce jour vient d’ETA Prime, sur un prototype antérieur, avant même que l’identité du fabricant et le prix final ne soient connus. Si la formule peut séduire comme mini-PC gaming compact sous Linux, le vrai sujet sera moins la fiche technique que la capacité à livrer un produit stable, bien refroidi et cohérent en performances face à des mini-PC déjà installés sur le marché.
Source : Kickstarter