
Microsoft affirme que les PC « Copilot+ » les plus haut de gamme surpassent le MacBook Air M4 en vitesse, tout en promettant des gains massifs face aux portables Windows d’il y a cinq ans. Derrière l’étiquette « Plus », la firme renvoie autant à des blocs matériel plus musclés qu’à l’intégration d’IA dans Windows 11, sans définir précisément ce qui qualifie un PC pour ce label.
Dans une documentation marketing repérée par WindowsLatest et datée de décembre 2025, Microsoft parle d’un score supérieur au MacBook Air M4 en Cinebench 2024 multicœur, et d’un facteur x5 face à un « PC moyen » de 2019–2020. Les tests internes auraient été menés entre juin et septembre 2025, mais les références exactes des machines, leurs configurations et les conditions d’exécution ne sont pas divulguées.

Le constructeur met aussi en avant un écart de 3,7x sur des tâches d’IA par rapport aux premiers PC Windows 11 « AI », essentiellement grâce à une NPU passant d’environ 15 TOPS à près de 40 TOPS. Là encore, l’ordre de grandeur est cohérent avec l’évolution des NPU intégrées, mais l’absence de protocole public limite la portée de la comparaison.
Des promesses de performances, peu de transparence
Microsoft cite Cinebench 2024 multicœur pour appuyer l’avance présumée sur le MacBook Air M4, sans préciser le modèle exact de « Copilot+ » testé, ni les paramètres (mode d’alimentation, durée de charge soutenue, température ambiante, version des pilotes). Le parallèle élude des aspects déterminants en usage réel, comme l’efficacité énergétique, la constance des fréquences sous charge prolongée et la qualité de l’optimisation logicielle.
Sur l’autonomie, la marque revendique jusqu’à 19 heures en navigation web, 27 heures en lecture vidéo locale et 22 heures en streaming, avec des gains pouvant atteindre 4,4x selon les scénarios face à d’anciens portables. Sans méthodologie ni outils de mesure publiés, ces chiffres restent difficiles à extrapoler d’un modèle à l’autre.
Une touche Copilot mise en avant, un positionnement flou
Le bouton Copilot devient l’argument central côté expérience: accès direct aux fonctions d’IA, promesse d’un multitâche plus fluide via la NPU, de la synthèse de textes à la préparation d’e-mails et à la planification. Le message est limpide: l’ergonomie et la réactivité assistées par la NPU seraient au cœur de cette génération, plus que la seule montée en fréquence des processeurs.

Reste que beaucoup d’affirmations comparent des Copilot+ récents à du matériel 2020–2021, ou s’appuient sur des benchs non documentés. Oui, ces machines seront plus rapides et plus efficientes: c’est le cycle normal des CPU, GPU et SSD. Ce que recouvre « Plus » en tant que catégorie produit demeure en revanche largement marketing, faute de critères publics et vérifiables.
Si Microsoft veut installer « Copilot+ » comme une classe à part, il lui faudra standardiser les seuils techniques, notamment NPU, profils d’alimentation, exigences de pilotes, et publier des méthodologies de test opposables. À défaut, la comparaison avec le MacBook Air M4 restera un signal commercial plus qu’un constat reproductible, et la différenciation se jouera, comme souvent, sur l’autonomie réelle, la tenue en charge et la qualité des optimisations logicielles sur des cas d’usage concrets.
Source : ITHome