
Fujitsu a dévoilé le 23 avril une stratégie dédiée aux robots autonomes dans ce qu’il qualifie de « physical AI », avec la création d’un centre de recherche conjoint avec l’université Carnegie Mellon. Objectif affiché : un système d’exploitation pour robots pilotés par l’IA, premier jet attendu d’ici 2026.
Un OS de robotique IA, cap sur 2026
Le développement s’appuiera sur le Robotics Innovation Center de Carnegie Mellon, qui ouvrira en février 2026 à Pittsburgh. Sur environ 14 000 m², la structure est pensée pour relier labo et transfert industriel, avec un pipeline clair vers l’intégration commerciale.

Fujitsu et CMU visent un OS optimisé pour l’exécution robotique en environnements complexes, avec ingestion massive de données capteurs d’infrastructure et prise de décision au plus près du terrain. Le projet cible des déploiements en usines et hôpitaux, où la coordination homme–machine et la gestion d’imprévus priment sur la simple répétition de tâches.
Cap 2030 sur la collaboration homme–robot
Selon l’accord, l’optimisation de l’OS devra permettre d’ici 2030 une coopération fluide entre opérateurs et robots, avec des comportements adaptatifs « de type humain » dans des scénarios variés. L’ambition dépasse la pile logicielle embarquée: elle intègre l’architecture capteurs des sites et l’orchestration temps réel multi-agents.
Le positionnement est lisible: créer une couche standardisable, du capteur d’infrastructure jusqu’à l’exécution robot, pour réduire les coûts d’intégration verticale et accélérer les cas d’usage productifs. Si Fujitsu et CMU réussissent à stabiliser une base OS modulaire acceptable par les fabricants, cela pourrait déplacer le centre de gravité de la robotique industrielle depuis les piles propriétaires vers une plate-forme commune, avec un effet d’échelle sur les briques de perception, de planification et de sûreté opérationnelle.
Source : ITHome