OpenAI Dot : sa VM exploite 9 cœurs Zen 4 et près de 10 Go de mémoire vive

Derrière l’agent autonome se cache une machine Linux nettement mieux dotée que les environnements cloud minimalistes habituels. Un relevé Geekbench 7 dévoile désormais son processeur AMD, ses ressources et un stockage plutôt contraint.

Présenté comme un agent personnel disponible en permanence, Dot fonctionnerait avec GPT-6 Astra et plus de 4 000 plugins. Il peut se connecter notamment à ChatGPT, Slack et Teams, puis échanger par texte ou lors d’un appel depuis les applications desktop, web et mobile.

OpenAI Dot repose sur un serveur AMD EPYC Zen 4

Chaque agent travaille dans sa propre machine virtuelle hébergée dans le cloud, tandis que les identifiants enregistrés restent masqués au modèle d’IA. Les entreprises peuvent également créer des instances spécialisées, avec une identité, des autorisations et un accès dédiés aux systèmes nécessaires.

Un résultat publié dans Geekbench 7 attribue à cette VM neuf cœurs issus d’un AMD EPYC 9V74 à 80 cœurs. Ce processeur serveur Genoa repose sur l’architecture Zen 4, avec une fréquence de base proche de 2,6 GHz et un boost pouvant atteindre environ 3,7 GHz.

La configuration obtient 1 667 points en monocœur et 9 435 points en multicœur. Dans la base Geekbench 7, ce dernier résultat se situe dans la partie haute des configurations comparables utilisant neuf cœurs de l’EPYC 9V74.

9,73 Go de mémoire, mais seulement 32 Go de stockage

Chaque instance disposerait de 9,73 Go de mémoire et de 32 Go de stockage. Le relevé Geekbench mentionne Ubuntu 24.04.3, tandis qu’une autre capture présente Debian Linux. OpenAI pourrait donc déployer plusieurs variantes de ses machines virtuelles selon les usages ou les phases de test.

La comparaison avec Meta Muse illustre deux choix d’allocation différents. Une VM Muse fonctionnerait avec deux vCPU, 8 Go de mémoire et 100 Go de stockage sur des serveurs denses équipés d’AMD EPYC Turin. Dot privilégie ainsi les ressources CPU et la mémoire, quand Muse conserve un net avantage en capacité locale.

Un poste Linux déjà équipé pour les tâches lourdes

L’environnement comprend Chromium, un terminal et un gestionnaire de fichiers. L’agent peut également installer des outils supplémentaires, dans certaines limites, afin d’adapter sa machine à la tâche demandée.

La sélection préinstallée couvre Blender, GIMP et Inkscape pour la création, Kdenlive pour le montage vidéo et Godot pour le développement de jeux. FreeCAD, OpenCAD et KiCAD ciblent les usages d’ingénierie, tandis que QGIS, ParaView et 3D Slicer complètent l’offre scientifique.

Cette dotation révèle un environnement conçu pour exécuter de véritables chaînes logicielles plutôt qu’un simple navigateur automatisé. Les neuf cœurs devraient faciliter les tâches parallèles, mais les 32 Go de stockage risquent de devenir rapidement limitants avec des projets Blender, des données géospatiales ou des fichiers vidéo.

Le domaine dot.com ajoute une tension inattendue

Un tiers aurait par ailleurs enregistré dot.com, qui redirige vers la page Grok Bot de SpaceXAI. Thibault « Tibo » Sottiaux, responsable Core Products and Platform chez OpenAI, a publiquement demandé que le domaine pointe vers le bon service, en évoquant sur le ton de l’ironie une possible infraction.

Au-delà du benchmark, cette architecture montre que les agents persistants pourraient devenir une nouvelle source de demande pour les processeurs serveur. Leur déploiement à grande échelle imposera toutefois un arbitrage serré entre puissance par instance, densité des hôtes, stockage et coût énergétique.

Source : Wccftech

Wael.K

Ravi de vous accueillir sur ma page dédiée aux articles ! Je suis Wael El Kadri, et je suis un ingénieur civil de profession. Mais ma véritable passion est le matériel informatique. J'en suis passionné depuis l'âge de 12 ans, et j'aime apprendre et découvrir de nouvelles choses. En 2016, j'ai créé ma page personnelle sur les réseaux sociaux, baptisée Pause Hardware. C'est là que je partage mes créations en modding, mais aussi divers sujets liés au matériel informatique en général. J'ai également crée le site web, pausehardware.com, en 2019 où je publie des articles plus approfondis sur le matériel à travers des tests et revues et articles de news. J'ai eu l'opportunité de participer en tant qu'exposant à plusieurs événements liés aux jeux vidéo, aux côtés de grandes marques, notamment lors de la Paris Game Week en 2018 et 2019. Je reste constamment en quête de nouvelles manières de partager mes connaissances et ma passion pour le matériel informatique avec d'autres passionnés. Voici quelques publications médiatiques qui ont mis en lumière mon travail : Deux articles dans le magazine Extreme PC, parus dans ses  numéros 1 et 21 : Extreme PC Magazine Issue 21 (adobe.com) Également, un article sur Forbes intitulé "Dix Modèles de PC Incroyables en 2021" sur forbes.com : Ten Incredible PC Mods Of 2021 (forbes.com)
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