
Une puce à 88 cœurs vient de prendre l’avantage sur un Xeon 6 à 96 cœurs dans une charge analytique classique. Le résultat élargit sérieusement les ambitions de NVIDIA au-delà des traitements liés à l’IA.
NVIDIA Vera prend 46 à 48 % d’avance sous DuckDB
DuckDB a évalué le processeur Vera sur l’intégralité de la charge TPC-H, face à un Intel Xeon 6 doté de 96 cœurs et de l’Hyper-Threading. Vera dispose pour sa part de 88 cœurs et exploite le Spatial Multi-Threading.
Les deux plateformes fonctionnaient sous Ubuntu 26.04 avec 768 Go de mémoire et un SSD NVMe de plus de 3 To. Le système NVIDIA utilisait toutefois de la LPDDR5x, un point à garder en tête puisqu’aucune information détaillée sur la fréquence mémoire, la consommation ou le modèle exact du Xeon 6 n’est fournie.
Avec DuckDB 1.5.5, le Xeon obtient des scores de 1 643 610,87, 1 700 471,78 et 1 673 422,48, pour une médiane de 1 673 422,48. Vera atteint respectivement 2 488 209,48, 2 389 726,36 et 2 482 589,73, soit une médiane de 2 482 589,73.
Sous DuckDB 2.0.0-alpha, les trois passages du Xeon affichent 2 120 588,82, 2 022 795,01 et 2 109 782,19, avec une médiane de 2 109 782,19. Vera monte à 3 073 292,99, 3 131 306,27 et 3 052 102,87, pour une médiane de 3 073 292,99.
TPC-H mesure une charge analytique, pas un traitement d’IA
TPC-H est un benchmark d’aide à la décision fondé sur des requêtes ad hoc orientées métier et des modifications concurrentes de données. Il sollicite des systèmes capables d’examiner de gros volumes, d’exécuter des requêtes complexes et de maintenir leur débit avec plusieurs utilisateurs simultanés.
Sa métrique composite QphH@Size combine la taille de la base, la puissance de traitement avec un seul flux et le débit obtenu avec plusieurs flux concurrents. Le ratio économique est exprimé en Price/QphH@Size pour la version 2 et en Price/kQphH@Size pour la version 3.
DuckDB a écarté le premier passage de chauffe, puis retenu la médiane des trois exécutions suivantes du score composite QphH@SF. Dans ces conditions, Vera devance le Xeon 6 d’environ 48 % avec DuckDB 1.5.5 et de 46 % avec DuckDB 2.0.0-alpha.
Ces mesures prolongent les premiers benchmarks serveur de NVIDIA Vera, qui opposaient déjà l’architecture aux plateformes Xeon et EPYC sur d’autres charges.
DuckDB 2.0.0-alpha accélère les deux architectures
La branche 2.0.0-alpha apporte également un gain de 24 à 26 % sur les deux processeurs. L’écart ne repose donc pas uniquement sur une optimisation logicielle propre à Vera, même si ces chiffres proviennent d’une version encore en développement.
Ce test isolé ne suffit pas à établir une hiérarchie générale entre Vera et Xeon 6, faute notamment de mesures énergétiques, tarifaires et d’un éventail plus large d’applications. Il montre néanmoins que l’architecture NVIDIA peut être compétitive sur une charge CPU traditionnelle de bases de données, avec moins de cœurs et sans recours à un benchmark d’IA, ce qui renforce sa crédibilité dans les serveurs analytiques et certaines infrastructures HPC.
Source : Wccftech