
NVIDIA précise déjà la brique CPU prévue pour Feynman, alors que cette génération n’est attendue qu’en 2028. Le nom Rigel fixe la suite d’Olympus et donne un premier aperçu de la direction technique de Rosa.
Rigel dans la hiérarchie CPU de NVIDIA
La nomenclature se joue sur trois niveaux. Vera est le CPU associé aux GPU Rubin, Olympus est le cœur CPU personnalisé intégré à Vera, et Rosa sera le CPU de génération suivante dans la famille Feynman, avec un nouveau cœur nommé Rigel.
Ce nom n’avait pas encore été exposé publiquement. Rosa, lui, figurait déjà dans les plans communiqués par NVIDIA pour la génération Feynman.
Arm v9.2 et gains annoncés à surface identique
NVIDIA indique que Rigel repose sur Arm v9.2. Le groupe parle d’une performance par cœur supérieure à celle d’Olympus, tout en conservant la même empreinte silicium.
Si le cœur Rigel promet surtout un meilleur rendement par surface, l’intérêt de NVIDIA pour Vera montre déjà comment ce type de CPU s’inscrit dans une stratégie plus large autour des charges serveur et du CPU Arm haute performance chez NVIDIA.
Les axes d’amélioration cités sont une meilleure alimentation en instructions, un cache L2 plus large et une gestion mémoire plus efficace. En l’état, NVIDIA ne donne ni le nombre de cœurs de Rosa, ni les tailles de cache, ni les fréquences, ni de calendrier précis de lancement.
Vera reste la référence actuelle
Le point de comparaison est connu. Vera embarque 88 cœurs CPU personnalisés NVIDIA et vise les charges d’IA agentique, où les tâches côté CPU comme l’exécution d’outils, l’exécution de code, le traitement de données ou la gestion de sandbox peuvent peser sur le débit global du système.
Le choix de mettre en avant le gain par cœur, à surface égale, est cohérent avec ce type de charges. Sur ces plateformes, le CPU n’est plus un simple support du GPU : son efficacité sur la distribution des instructions, la hiérarchie de cache et les accès mémoire peut limiter la machine entière.
Source : VideoCardz