
Deux machines Windows 11 on Arm équipées du futur SoC de NVIDIA viennent de laisser des traces dans Geekbench 7. Les résultats dessinent déjà deux déclinaisons bien distinctes, avec un écart limité côté CPU mais une coupe plus nette sur la partie graphique.
NVIDIA N1X en deux configurations
La configuration la plus rapide s’appuie sur un CPU 20 cœurs associé à un GPU Blackwell de 6 144 cœurs. Elle obtient 2 570 points en single-core et 23 126 points en multi-core.
Un second résultat montre une version allégée avec 18 cœurs CPU et un GPU de 5 120 cœurs. Cette variante atteint 2 541 points en single-core et 21 776 points en multi-core.
Geekbench identifie une organisation CPU en 10+10 pour la puce complète et en 10+8 pour la version castrée. Les deux systèmes disposent de 64 Go de mémoire, avec des fréquences de base listées à 4,0 GHz et 3,9 GHz.
Premiers écarts face aux puces mobiles haut de gamme
Le Ryzen AI Max+ 395 constitue l’un des points de comparaison les plus proches sous Windows. Cette puce réunit 16 cœurs Zen 5, un iGPU Radeon 8060S doté de 40 Compute Units RDNA 3.5 et une prise en charge allant jusqu’à 128 Go de LPDDR5X. Sur la base de la moyenne actuelle relevée dans Geekbench, le N1X fait environ 6 % de mieux en single-core et 12 % en multi-core.
Chez Intel, le Core Ultra X9 388H de la famille Panther Lake adopte une formule différente avec 16 cœurs CPU en 4P+8E+4LPE et un GPU Arc B390. Le seul résultat Geekbench 7 public disponible affiche 2 767 points en single-core et 19 304 points en multi-core. Le N1X est donc environ 7 % derrière en single-core, mais 20 % devant en multi-core, avec la réserve habituelle liée à un échantillon unique côté Intel.
Apple garde une avance nette
Le M5 Max reste hors de portée dans cette comparaison brute. La puce d’Apple combine un CPU 18 cœurs, jusqu’à un GPU 40 cœurs et jusqu’à 128 Go de mémoire unifiée dans le même package.
Sur 19 entrées publiques Geekbench 7, le M5 Max affiche une moyenne d’environ 3 766 points en single-core et 35 527 points en multi-core. Le N1X reste ainsi à environ 32 % derrière en single-core et 35 % derrière en multi-core.
À ce stade, ces scores placent surtout le N1X comme une puce Arm Windows capable de rivaliser avec les meilleures offres mobiles x86 en calcul multithread, tout en intégrant un bloc graphique massif. Si ces configurations arrivent en produit fini avec des enveloppes thermiques tenables, NVIDIA peut viser autre chose qu’un simple démonstrateur logiciel sous Windows on Arm.
Source : Geekbench (Removed)