
Le volume est inhabituel, même pour Microsoft : 999 vulnérabilités corrigées sur une seule vague de mises à jour. Derrière ce chiffre, la pression reste surtout sur Windows, où deux failles déjà exploitées ouvraient la porte à une élévation de privilèges et à l’exécution de code.
Microsoft concentre l’essentiel des correctifs sur Windows
Sur ce lot de septembre, 723 correctifs concernent Windows à lui seul. Office et Office 2016 totalisent 111 corrections, SQL Server en reçoit 62, tandis que des projets tiers ajoutent encore 25 correctifs au bilan global.
Deux vulnérabilités se détachent nettement du reste. Microsoft a confirmé que CVE-2026-81963 et CVE-2026-85880 étaient activement exploitées, avec un impact permettant de déverrouiller des privilèges locaux et de lancer du code ou des programmes sans blocage notable.
Intégrité mémoire et VBS au cœur du durcissement
Cette salve de correctifs s’inscrit dans un calendrier plus large. Microsoft prépare en effet l’extension de sa fonction de protection de l’intégrité mémoire à davantage de PC Windows 11, avec un déploiement qui doit commencer en octobre.
Une isolation du noyau pensée pour les attaques modernes
Le mécanisme repose sur la Virtualization-based Security, ou VBS. Concrètement, Windows s’appuie sur la virtualisation matérielle pour créer des hyperviseurs Windows et isoler certains environnements, avec une logique de sécurité qui part du principe que le noyau peut être compromis.
Cette base permet aussi à Microsoft de déployer davantage de hotpatches de sécurité sans redémarrage complet. Pour les machines installées dans des environnements critiques, l’intérêt est évident : maintenir les charges en production tout en appliquant des mises à jour de sécurité en continu.
Le chiffre brut impressionne, mais il dit surtout autre chose : l’attaque de surface de Windows reste immense, et Microsoft mise désormais autant sur l’architecture de mitigation que sur le simple rythme des patchs. Pour les entreprises comme pour les administrateurs de postes sensibles, la capacité à corriger vite sans interruption devient presque aussi stratégique que la correction elle-même.
Source : via HardwareLuxx