
Retour en arrière chez Microsoft. Quelques mois après avoir calmé la polémique, l’éditeur remet Microsoft 365 Copilot dans le circuit d’installation par défaut sur Windows 11, avec à la clé une nouvelle couche de friction pour les utilisateurs et les administrateurs IT.
Microsoft 365 Copilot revient dans l’installation par défaut
À la mi-mars, Microsoft avait pourtant cessé d’installer automatiquement son application Microsoft 365 Copilot sur Windows 11 après les critiques. Cette fois, le groupe fait machine arrière et précise, dans une note publiée sur le Microsoft Admin Portal, que l’application sera à nouveau déployée par défaut, sauf désactivation explicite.
Le retour de cette installation imposée rappelle que Microsoft n’a jamais vraiment rangé ses ambitions autour de l’installation automatique de Microsoft 365 Copilot sur Windows 11, même après la polémique de mars.
Concrètement, les utilisateurs devront refuser l’installation s’ils ne veulent pas voir l’application apparaître sur leur machine. Dans le cas contraire, elle pourra être ajoutée sans action préalable de leur part, puis retirée manuellement après coup.
Une application distincte du Copilot classique
Pour éviter toute confusion, Microsoft 365 Copilot n’est pas le Copilot standard intégré à Windows. Il s’agit du rebranding de l’ancien Microsoft 365, ou Office Hub, une application introduite aux côtés du Copilot classique sur Windows 11 pour mettre en avant les services Microsoft 365 enrichis à l’IA.
Microsoft justifie ce changement ainsi : « This change simplifies access to Copilot and ensures users can easily discover and engage with productivity-enhancing features. » En clair, l’objectif affiché est de rendre l’accès plus direct et d’augmenter la visibilité des fonctions IA liées à la suite Office.
Une exception pour l’Espace économique européen
Les systèmes situés dans l’EEE ne sont toutefois pas concernés par cette politique. La source indique que les règles locales, notamment liées au RGPD et au cadre réglementaire européen, empêchent Microsoft d’appliquer ce type de déploiement forcé sans consentement explicite.
En dehors de cette zone, Microsoft s’appuierait sur l’outil de mise à jour intégré aux applications Microsoft 365 pour pousser Microsoft 365 Copilot sans avertissement préalable. Pour les entreprises, cela ajoute une tâche de plus côté administration, puisqu’il faudra soit désinstaller l’application, soit configurer un opt-out en amont.
Ce revirement confirme surtout la stratégie de Microsoft : intégrer Copilot partout où l’écosystème Windows et Office le permet, quitte à rouvrir un front déjà sensible sur le contrôle laissé aux utilisateurs. Pour les environnements professionnels, le sujet dépasse largement la simple présence d’une app et touche à la gouvernance des postes, à la conformité et à la gestion des déploiements.
Source : TechPowerUp