
Le paysage de la mémoire mobile se resserre un peu plus. Avec une première LPDDR6 à 12,8 Gbps en production à risque, CXMT se place désormais sur la même ligne technologique que Samsung, SK hynix et Micron.
CXMT met sa LPDDR6 sur les rails
D’après plusieurs rapports, le groupe chinois a lancé la production à risque de ses premières puces LPDDR6. La vitesse visée atteint 12,8 Gbps, alors que la base du standard LPDDR6 est donnée à 10,7 Gbps.
Cette nouvelle génération prend la suite de la LPDDR5X, qui pouvait monter jusqu’à 10,7 Gbps dans ses déclinaisons les plus poussées. CXMT démarre ici avec une première itération déjà au-dessus de ce seuil, signe d’une montée en cadence rapide sur ce standard.
Les puces produites affichent une capacité de 16 Gb, soit 2 Go par circuit. Elles sont intégrées dans un boîtier package-on-package ou POP, avec environ 1 295 broches en ball grid array.
Validation clients avant la production en volume
À ce stade, il s’agit encore d’une phase d’essai avant la high-volume manufacturing, la production de masse. Celle-ci intervient généralement plusieurs semaines, voire plusieurs mois, après le démarrage de la production à risque.
CXMT expédie déjà ses puces LPDDR6 à ses clients pour validation. Cela laisse penser qu’un basculement vers une production complète pourrait intervenir rapidement, d’autant que plusieurs rapports estiment que l’industriel avance sur ses capacités de fabrication et de déploiement à un rythme soutenu.
Un niveau déjà proche des références du marché
En face, SK hynix avait indiqué plus tôt que ses modules LPDDR6 de 16 Gb, gravés sur son nœud 10 nm de sixième génération baptisé 1c, viseraient jusqu’à 14,4 Gbps. SK hynix prévoit une production de masse au second semestre 2026.
Face à ce premier jalon, le vrai point de comparaison reste le calendrier industriel, et les ambitions de production de masse de SK hynix donneront vite la mesure de l’écart.
Sur le papier, CXMT reste donc derrière en fréquence maximale, mais les deux offres s’inscrivent dans les spécifications officielles du JEDEC pour la LPDDR6. Le point important est ailleurs : l’écart technologique se réduit, et il se réduit sur un segment clé pour les smartphones, les PC ultra-mobiles et, à terme, une partie des accélérateurs IA compacts.
Si CXMT confirme rapidement le passage à la production de masse, la pression concurrentielle pourrait monter d’un cran sur la mémoire mobile. Pour les grands acteurs historiques, ce n’est pas seulement une question de débit, mais aussi de capacité à défendre leurs parts sur une génération qui servira de base à la prochaine vague de terminaux hautes performances.
Source : TechPowerUp