
Des pilotes « en cours » sans calendrier, et une consigne de support qui envoie vers le mauvais outil. Résultat prévisible : les possesseurs de Legion Go 2 s’agacent.
Pilotes GPU en attente et communication bancale
Un échange Reddit relayant une réponse du support Lenovo confirme que de nouveaux pilotes graphiques sont bien prévus pour la Legion Go 2. Aucun calendrier, aucune feuille de route, et une recommandation de passer par Lenovo Vantage alors que la documentation officielle du constructeur oriente les utilisateurs Legion Go vers Legion Space pour les mises à jour pilotes et BIOS.

La situation hérite des tensions nées avec la première génération. Le premier modèle a connu de longs creux de mises à jour et des rumeurs d’abandon, avant que Lenovo ne confirme un support jusqu’au 28 octobre 2029. Le discours flou autour de la Go 2 réactive donc des critiques sur un suivi perçu comme réactif plutôt que planifié.

Côté technique, la machine reste bloquée sur un package de décembre, référencé 32.0.21030, adossé à une branche de fin septembre/début octobre. Pour un handheld Windows, un rythme trimestriel est jugé insuffisant par la communauté, notamment pour le suivi des jeux récents et les correctifs de compatibilité.
AMD hors périmètre, OEM en première ligne
AMD rappelle que son package public Adrenalin n’inclut pas officiellement les consoles PC portables et renvoie vers les pilotes OEM. Deux pratiques coexistent donc : attendre le package Lenovo ou forcer l’installation d’Adrenalin standard. Les retours Reddit divergent sur la stabilité et la compatibilité selon les jeux et profils d’alimentation.

Lenovo propose une échappatoire partielle avec la Legion Go S Powered by SteamOS, alternative officielle côté logiciel pour ceux qui veulent s’affranchir de Windows sur ce segment. Une déclinaison Legion Go 2 est également vendue en Chine. La question du moment reste toutefois simple : faut-il acheter des handhelds à 1 850 $ (environ 1 710–1 730 € TTC à titre indicatif) dont les pilotes n’ont pas bougé depuis des mois ?
Si Lenovo ne cadence pas clairement ses livraisons de pilotes, le risque est double : perte de confiance des early adopters Windows et bascule vers des solutions mieux industrialisées côté mises à jour, que ce soit via SteamOS ou des constructeurs plus réguliers sur les branches GPU.
Source : VideoCardz