
Intel a confirmé un rapprochement de fond avec Nvidia dans les centres de données. Pat Gelsinger a indiqué lors de l’appel aux résultats du T4 que le fondeur développe un Xeon personnalisé « profondément intégré » à NVLink, pensé pour des nœuds hôtes IA et visant une performance x86 de premier plan.
Un Xeon x86 taillé pour NVLink
Ce Xeon sur mesure, co-développé avec Nvidia, embarquera l’IP NVLink au cœur du processeur pour optimiser la connectique hôte-accélérateurs, une approche qui contourne les limites des liens PCIe classiques quand les grappes GPU se densifient. Intel ne précise pas s’il s’agit d’un dérivé de la 6e ou de la 7e génération Xeon.

En parallèle, Intel accélère deux chantiers serveurs : le lancement des Xeon « Diamond Rapids » avec 16 canaux mémoire, et l’avancement de « Coral Rapids », qui réintroduirait l’Hyper-Threading pour les charges de travail data center. Le calendrier exact n’est pas communiqué.

Coopérations croisées et feuille de route
Depuis septembre, Intel et Nvidia ont officialisé une coopération couvrant data center et grand public. Côté serveurs, Intel fournirait des CPU intégrant l’IP NVLink. Côté PC, Nvidia fournirait des puces graphiques à Intel sur certains projets, tout en laissant la gamme Arc suivre sa propre trajectoire, notamment avec Panther Lake-H et l’architecture Arc Xe3.
Des fuites évoquent par ailleurs un projet « Serpent Lake » combinant CPU Intel et GPU Nvidia Rubin, accompagné de mémoire LPDDR6 en x16 et potentiellement gravé en N3P chez TSMC. Le CPU s’appuierait sur Titan Lake, sans précision de configuration à ce stade. Intel n’a pas commenté ces éléments.

Si le Xeon NVLink se concrétise, il repositionnera Intel dans les architectures hétérogènes à forte densité GPU, un terrain où l’optimisation du chemin mémoire et du collectif inter-GPU dicte la performance réelle. L’intégration native d’NVLink côté hôte pourrait réduire les latences, simplifier la topologie des nœuds et, surtout, stabiliser l’offre CPU d’Intel au cœur des déploiements à base de GPU Nvidia, sans exclure pour autant ses propres accélérateurs Gaudi3.
Source : ITHome



