
Quelques mois suffisent parfois à changer le visage d’un pilote graphique. Sur Linux, les GPU Intel Arc continuent de gratter de petites hausses de performances, cette fois via la compression du frame buffer dans DXVK.
Intel Arc Linux progresse encore avec Mesa 26.3-devel
Le correctif arrive dans Mesa 26.3-devel, la pile de pilotes graphiques open source, et cible les jeux Direct3D 8, 9, 10 et 11 exécutés via DXVK. L’idée n’est pas nouvelle chez Intel, puisque des bénéfices comparables avaient déjà été observés avec VKD3D sur les jeux DirectX 12.
La frame buffer compression est une fonction du noyau Linux conçue pour réduire la bande passante mémoire et la consommation en compressant le framebuffer, donc la quantité de mémoire mobilisée pour l’affichage. Mesa 26.3-devel peut déjà être récupéré via le Git de Mesa, mais l’intégration de cette compression globale dans DXVK est attendue pour novembre, lors de l’arrivée de la nouvelle branche stable.
Des gains variables selon les jeux, jusqu’à 5,26 %
Les résultats publiés dans la merge request montrent des progrès mesurés, loin d’un bouleversement massif, mais suffisamment nets pour compter sur certaines configurations. Les gains vont de 0,53 % à un peu plus de 5 %, avec quelques rares régressions.
Battlemage et Panther Lake en première ligne
Sur les GPU Intel Battlemage en DX11, les hausses relevées sont les suivantes : Shadow of the Tomb Raider +5,26 %, Total War: Warhammer 3 +4,62 %, Total War: Pharoah +2 %, tandis que God of War recule de 0,5 %.
Sur Panther Lake avec un iGPU Xe3 non précisé, les mesures indiquent Shadow of the Tomb Raider +4,85 %, Total War: Warhammer +2,6 %, Total War: Pharoah +1,63 %, Cities Skylines 2 +0,56 %, Borderlands 3 +0,5 %, et Mount and Blade 2 -0,58 %.
Les chiffres restent modestes, mais un gain de 5 % peut suffire à faire basculer un jeu juste au-dessus des 60 FPS. En revanche, la publication ne donne aucun relevé sur les 1 % lows, les 0,1 % lows ni sur les frame times, des métriques souvent plus révélatrices de la fluidité perçue que la moyenne brute.
Ce type d’optimisation illustre bien la trajectoire actuelle d’Intel sous Linux : les gros retards du lancement d’Arc sont en grande partie derrière, mais la marge de progression se joue encore sur une accumulation de petits correctifs. Pour les joueurs comme pour l’image de la plateforme, ce sont justement ces gains discrets, réguliers et gratuits qui finissent par compter.
Source : TechPowerUp