
Selon BenchLife, Nvidia a notifié ses partenaires AIC le 16 janvier d’une hausse générale des tarifs des mémoires GDDR6 et GDDR7 vendues en bundle avec les GPU, sans toucher au prix des puces graphiques elles‑mêmes. L’Industrial and Commercial Times (Taïwan) rapporte qu’AMD applique également une augmentation sur la mémoire, avec des hausses comprises entre 10 % et 15 % selon les spécifications, Nvidia se positionnant légèrement en dessous d’AMD sur les nouveaux tarifs.
MSRP inchangé, pression renvoyée aux AIC/AIB
Les deux médias convergent : ni Nvidia ni AMD ne modifient le MSRP/SEP des cartes graphiques. La variable d’ajustement passe donc chez les AIC/AIB, qui devront absorber la hausse de la GDDR. Les options évoquées vont de la réduction des volumes sur les modèles d’entrée de gamme vendus au prix public recommandé à un relèvement des prix transactionnels côté retail.
En amont du canal, plusieurs fabricants taïwanais auraient déjà augmenté leurs tarifs de sortie pour les cartes AMD la semaine dernière, tandis que MSI aurait initié un nouveau tour de hausse sur des GeForce RTX série 50. Aucun détail n’est donné sur l’étendue par référence, mais la tendance est tangible sur le channel.
Effets attendus sur le marché
Le découplage entre MSRP inchangé et coûts composants en hausse pousse mécaniquement à des écarts plus fréquents entre prix conseillés et prix réels en boutique. À court terme, on peut s’attendre à une moindre disponibilité sur les SKU sous contrainte de marge et à des ajustements plus rapides des prix de rue, notamment sur les nouvelles cartes GDDR7. Les intégrateurs qui maîtrisent mieux leurs achats mémoire et leurs cycles d’approvisionnement auront un avantage transitoire, mais la pression restera diffuse tant que la GDDR ne se détend pas.
Source : ITHome