
W1zzard vient de publier son grand test de performances PC de Forza Horizon 6 sur TechPowerUp, et il n’y est pas allé à moitié : plus de 30 GPU sur la table, des RTX 5090 aux RX 7600, testés en 4K, 1440p et 1080p avec et sans ray tracing. Voici ce que les chiffres révèlent.
Forza Horizon 6 réussit exactement ce qu’on attend de la licence : un terrain de jeu gigantesque, dense et varié, ici transposé dans un Japon particulièrement inspiré.
Plus de 550 voitures, une carte découpée en dix régions distinctes, une quantité impressionnante d’activités et une progression fluide qui ne bride jamais l’exploration. La conduite trouve toujours ce juste équilibre entre accessibilité arcade et exigence, tandis que le contenu semble presque inépuisable.

Visuellement, le moteur ForzaTech reste solide, mais sans rupture franche. Les modèles de voitures sont irréprochables ; les environnements accusent en revanche un léger retard face aux productions récentes. Le Japon apporte malgré tout une vraie richesse visuelle, amplifiée par les saisons dynamiques et la météo. À noter : l’absence d’occlusion ambiante donne parfois un rendu un peu plat à certaines zones.

Côté technique, l’expérience est globalement maîtrisée. Les compilations de shaders sont rapides, les micro-saccades disparaissent après mise en cache, et le jeu tourne correctement sur une large gamme de configurations. Le scaling des paramètres est exemplaire, même si le ray tracing reste très coûteux.

Paramètres graphiques et configuration de test
Le menu graphique de Forza Horizon 6 est parmi les plus complets du genre. Fenêtré ou plein écran, limiteur de fréquence (20, 30, 60 fps ou déverrouillé sans V-Sync), désactivation complète du motion blur. Pour l’antialiasing : TAA avec curseur de netteté, DLSS, FSR et XeSS, chacun avec son propre réglage de sharpening.
La génération de frames est réservée au DLSS Frame Generation de NVIDIA, AMD et Intel en sont absents. À noter un bug probable : activer le DLSS FG force le cap à 60 fps, qu’il faut repasser manuellement en déverrouillé après avoir désactivé le V-Sync.

Le FOV est ajustable pour six caméras distinctes (poursuite, poursuite lointaine, conducteur, tableau de bord, capot, pare-chocs). Les presets vont de Very Low à Extreme, avec trois déclinaisons ray tracing. Les réflexions RT désactivent automatiquement leur équivalent screen space, idem pour le GI. Le niveau de détail, les ombres et le shading sont tous réglables finement.
Les benchmarks ont été réalisés avec le mode intégré du jeu sur la configuration suivante : AMD Ryzen 7 9800X3D, MSI X870E Carbon Wi-Fi, 32 Go DDR5-6200, Windows 11 25H2. Drivers : NVIDIA 596.49 WHQL, AMD 26.5.1 WHQL, Intel 101.8737 Beta. Version testée : press-preview Steam.
Performances sans ray tracing
4K (3840×2160), Paramètres Extreme
La RTX 5090 est seule au-dessus de 143 fps. Pour viser les 60 fps stables en 4K Extreme, il faut une RTX 5080, une RTX 4080 ou une RX 9070 XT. En dessous, on tombe rapidement sous le seuil : RTX 4070 Ti à 74 fps, cartes milieu de gamme (RTX 5060 Ti, RX 9060 XT) entre 54 et 55 fps, jouable mais juste.

1440p (2560×1440), Paramètres Extreme
La résolution de référence pour la majorité des joueurs PC. Presque toute la gamme actuelle passe les 60 fps confortablement : RX 9070 XT à 122 fps, RTX 4070 à 85 fps, Arc B580 à 64 fps. Les cartes vraiment limitées en 1440p Extreme se comptent sur les doigts d’une main : RX 7600, RTX 3060 12 Go, Arc A770.
1080p (1920×1080), Paramètres Extreme
Le jeu devient CPU-limité sur les configs haut de gamme. L’écart RTX 5090 / RTX 5080 se resserre (214 vs 174 fps), signe que le Ryzen 9800X3D commence à plafonner. En bas de gamme, même une Arc A770 ou une RTX 3060 12 Go dépasse les 60 fps, l’excellent scaling vers le bas est confirmé.

Points notables : la RX 9070 XT surpasse la RTX 4080 dans les trois résolutions, un écart significatif à ce niveau de prix. L’Arc B580 se montre étonnamment compétitive, surtout en 1080p et 1440p. Le manque de frame generation AMD/Intel pénalise ces plateformes là où le DLSS FG ferait toute la différence.
Ray tracing : réservé aux configs musclées
Activer le ray tracing en Extreme change radicalement la donne. En 4K, même la RTX 4090 tombe à 53 fps et la RTX 5090 plafonne à 72 fps. Tout ce qui est sous une RTX 5080 passe sous les 50 fps, le RT en 4K natif est pratiquement inutilisable sans upscaling.

En 1440p, le tableau est plus nuancé. RTX 5080 à 80 fps, RTX 4080 à 71 fps, RX 9070 XT à 68 fps, jouable. Mais dès qu’on descend en milieu de gamme (RTX 5060 Ti à 42 fps, Arc B580 à 36 fps), le DLSS ou FSR devient indispensable.
En 1080p, le RT devient accessible à partir d’une RTX 4070 Ti ou RX 9070 XT (environ 90 fps), et même des cartes comme la RTX 5060 Ti ou la RX 9060 XT passent les 60 fps. C’est clairement la résolution cible pour profiter du RT sans sacrifier la fluidité sur des configs intermédiaires.
Le coût du ray tracing est brutal : 45 à 50% de performances perdues selon la résolution, dans la norme haute du marché. La bonne nouvelle pour les GPU NVIDIA : le DLSS Frame Generation récupère une grande partie de cette perte, ce qui rend d’autant plus pénalisante son absence chez AMD et Intel.
Upscaling : le fossé NVIDIA se creuse encore
En natif avec RT, la RTX 5090 tourne à 132 fps en 4K. Le DLSS Quality monte modestement à 142 fps. Avec le Frame Generation x2 : 237 fps. x3 : 317 fps. x4 : 392 fps. Des chiffres qui dépassent tout usage pratique à cette résolution, mais qui illustrent l’amplitude de la technologie.

Ce qui est plus parlant : la RTX 5060 Ti en 1080p. 105 fps natif avec RT, déjà correct. DLSS Quality + FG x2 : 184 fps. x3 : 252 fps. x4 : 315 fps. Une carte à 300 euros qui dépasse les 300 fps en 1080p avec RT activé, c’est le vrai argument de l’architecture Blackwell.
Du côté AMD, la RX 9070 XT part de 142 fps natifs en 1440p avec RT, et le FSR Quality ne remonte qu’à 152 fps, soit +7%. Sans frame generation, FSR apporte peu sur une carte déjà performante. La RX 9060 XT 8 Go suit la même logique : 80 fps natif, 86 fps en FSR Performance. L’Arc B580 s’en tire un peu mieux avec XeSS : de 83 à 95 fps en XeSS Performance, soit +14%, gain plus perceptible même sans frame generation.
Le DLSS Frame Generation transforme l’expérience RT sur les GPU NVIDIA, là où AMD et Intel se contentent d’upscaling spatial sans multiplication de frames. Sur un titre aussi RT-exigeant que FH6, c’est un différenciateur réel, pas cosmétique.
Accessibilité et options de gameplay
C’est peut-être là que Forza Horizon 6 marque le plus de points. Les options de difficulté sont entièrement modulables, les aides à la conduite nombreuses, et le mode Auto Drive permet littéralement de jouer sans conduire. Le titre ouvre ses portes à un public extrêmement large sans sacrifier l’expérience des joueurs plus exigeants.
Verdict
Tout n’est pas parfait : obligation de connexion à un compte Microsoft, DLSS Frame Generation capé à 60 fps par défaut (bug probable), absence de frame generation chez AMD et Intel, quelques choix ergonomiques discutables. Mais dans l’ensemble, le jeu délivre une expérience riche, cohérente et terriblement efficace.
Si vous avez aimé les précédents épisodes, Forza Horizon 6 est une suite logique, généreuse et maîtrisée. Pas une révolution, mais un terrain de jeu encore plus abouti qui confirme que la formule fonctionne toujours aussi bien.