
La hausse reprend de plus belle sur la mémoire vive, et elle frappe là où les assembleurs comme les joueurs sont déjà sous tension. En juillet, la DDR5 a encore progressé en prix, au point d’établir un nouveau sommet après des mois déjà très compliqués.
DDR5 : un nouveau pic après une hausse de 7 % en juillet
D’après le dernier relevé publié par 3D Center sur le marché allemand, les kits DDR5 ont enregistré une hausse mensuelle de 7 % en juillet. Le mouvement intervient alors que les tarifs étaient déjà élevés, ce qui pousse la mémoire DDR5 vers un nouveau record.

La trajectoire n’a pourtant pas été parfaitement linéaire sur toute la période récente. Les prix avaient stagné entre février, avant de légèrement reculer en mars puis en juin. Juillet relance clairement la dynamique haussière.
Le chiffre le plus marquant reste l’évolution sur un an. En moyenne, le coût de la DDR5 affiche désormais +448 % par rapport à juillet 2025. Autrement dit, en l’espace de douze mois, les prix ont plus que quadruplé, avec l’essentiel de la flambée concentré entre octobre 2025 et janvier 2026.
Une tension durable sur la DRAM
Cette poussée ne touche plus seulement les acheteurs de mémoire. La DRAM contribue aussi à renchérir le prix des GPU, ce qui alourdit encore le coût global d’une configuration neuve ou d’une simple mise à niveau.
Quand la mémoire vive s’installe à ce niveau de tension, le plus utile reste de suivre les signaux de détente ou de retournement, comme ce repli des prix DDR5 en Allemagne en mars, qui avait déjà montré que le marché peut corriger sans prévenir.
Le signal envoyé par l’industrie n’a rien de rassurant. Chen Li-bai, chairman d’ADATA, estimait récemment qu’il pourrait falloir encore 10 ans pour stabiliser la chaîne d’approvisionnement de la DRAM. Dans cette lecture, il faudrait attendre après 2030 pour commencer à mesurer si la demande en DRAM, en NAND Flash et en puissance de calcul restera soutenue jusqu’en 2040 ou 2050.
Pour le marché DIY, cela change la donne. Si la tension sur la mémoire devient structurelle plutôt que cyclique, la DDR5 risque de rester durablement un poste de dépense sensible, y compris sur des machines qui n’appartiennent plus au segment haut de gamme.
Source : TechPowerUp