
Intel met surtout en avant la mémoire de sa future carte Xe3P, et le chiffre sort du lot : jusqu’à 480 Go de LPDDR5X selon les designs partenaires. Pour un GPU serveur de 350 W destiné à l’inférence IA, ce choix dit déjà beaucoup sur le positionnement du produit.
Crescent Island mise d’abord sur la capacité mémoire
Présenté plus en détail au Computex 2026, Crescent Island repose sur l’architecture Xe3P et vise les charges d’inférence, pas le jeu vidéo. Intel confirme que la configuration de référence embarque 160 Go de LPDDR5X.
Les partenaires pourraient aller jusqu’à 480 Go de LPDDR5X sur leurs propres cartes. Dans le segment datacenter, le point est notable : Intel n’utilise ici ni HBM, ni GDDR.
Si Intel confirme un positionnement très orienté capacité mémoire, la fuite la plus spectaculaire reste celle qui évoque une montée bien plus loin que la simple carte de référence. La fuite sur un Crescent Island à 480 Go de LPDDR5X et 1,54 To/s donne justement la mesure des ambitions possibles chez les partenaires, au-delà du seul modèle standard.
Un GPU serveur 350 W sans HBM
Le choix de la LPDDR5X permet d’augmenter la capacité par carte tout en réduisant la consommation par rapport à des accélérateurs basés sur de la HBM. En contrepartie, la bande passante reste inférieure à celle des solutions HBM actuelles.
Intel fixe l’enveloppe à 350 W, ce qui place la carte dans la catégorie des serveurs refroidis par air. Le constructeur avait déjà indiqué un usage orienté serveurs d’entreprise et déploiements d’inférence, avec un échantillonnage client prévu au second semestre 2026.
Ce qu’Intel dit, et ce qu’Intel ne dit pas encore
De précédentes fuites sur le PCB montraient de la place pour 20 packages LPDDR5X. Elles pointaient déjà vers une carte de référence en 160 Go, tout en laissant entendre que des variantes de plus forte capacité étaient envisagées. Un modèle en 480 Go dépendrait logiquement de packages LPDDR5X plus denses et d’implémentations spécifiques chez les partenaires.
Intel n’a toujours publié aucun chiffre de performances de calcul. La société se limite pour l’instant à confirmer une prise en charge large des types de données, avec des formats à basse précision pour l’inférence IA et du FP64 pour les charges de calcul.
Ce positionnement suggère un produit pensé d’abord pour les déploiements où la capacité mémoire et la sobriété priment sur la bande passante maximale. Si Intel tient ses promesses sur le coût par carte et la densité mémoire, Crescent Island pourrait occuper une place à part face aux accélérateurs HBM plus classiques.
Source : VideoCardz