
Le boîtier Companion Cube pour la Steam Machine n’aura vécu que quelques jours en boutique. Dbrand retire l’accessoire, rembourse tous les acheteurs et admet avoir utilisé la propriété intellectuelle de Valve sans licence.
Companion Cube : retrait immédiat et remboursements

Le produit a disparu du site de dbrand, de YouTube et de ses réseaux sociaux la semaine dernière. Dans un communiqué public, la société explique simplement qu’elle ne disposait d’aucune autorisation pour exploiter le Companion Cube de Portal.
Pour comprendre pourquoi ce boîtier a suscité autant d’attentes avant de disparaître, notre article sur le Companion Cube Steam Machine revient sur le projet initial de dbrand.
Tous les clients seront remboursés. Dbrand indique que les remboursements sont lancés aujourd’hui et doivent apparaître d’ici la fin de semaine.
Le lancement commercial avait eu lieu vers 3 h du matin, le lundi 22 juin. D’après la marque, il s’agissait déjà de son deuxième produit le plus rapide à se vendre en 15 ans, juste derrière le Killswitch de la Switch 2.
Sept mois de développement stoppés par Valve
Dbrand fait remonter l’origine du projet au 12 novembre 2025, jour de l’annonce de la nouvelle Steam Machine par Valve. L’entreprise avait alors publié un rendu conceptuel et une page d’inscription pour mesurer l’intérêt, avec plus de 15 000 personnes inscrites dès la première journée.
Le concept a ensuite été transformé en produit réel. Dbrand évoque plus de 1 000 heures d’ingénierie, 44 jeux d’outillage pour moulage par injection, et plusieurs refontes complètes pour ajuster précisément la manière dont le boîtier maintient la console.
L’accessoire était proposé en deux versions, dont un modèle « Poverty Cube » à 99 dollars, soit environ 90 euros à titre indicatif. Dbrand affirme perdre de l’argent sur chaque unité de cette version.
Peu après la mise en vente, l’équipe juridique de Valve a contacté dbrand pour rappeler que le Companion Cube relève de sa propriété intellectuelle et demander le retrait immédiat du produit ainsi que de la vidéo de lancement. Dbrand précise que Valve s’est montré direct, correct et respectueux pendant l’échange.
La société a ensuite tenté d’obtenir une version officiellement licenciée de l’accessoire. Valve a refusé, ce que dbrand reconnaît comme une réponse logique après avoir développé puis commercialisé le produit avant toute demande d’autorisation.
Ce dossier rappelle une limite classique des accessoires non officiels : l’investissement industriel, même lourd, ne protège en rien face à une exploitation non autorisée d’une licence. Ici, le point notable est le niveau d’engagement engagé pour un simple boîtier, avec 44 outillages et plus de 1 000 heures de travail, pour un produit condamné dès le premier contact juridique.
Source : VideoCardz