
Une RTX 5070 a terminé avec un câble d’alimentation fondu alors que le connecteur 12V-2×6 côté carte a, lui, tenu. Le point de défaillance se situait plus haut dans la chaîne, sur un montage qu’il ne fallait tout simplement pas utiliser.
Câble PCIe : le splitter passif 1x 8-pin vers 2x 8-pin en cause
Le système montré par VIK-off utilisait une seule prise PCIe 8-pin, dupliquée via un splitter passif en deux connecteurs 8-pin, eux-mêmes branchés sur l’adaptateur 16-pin de la GeForce RTX 5070. Le connecteur 16-pin ne semble pas être en cause ici : c’est le câble d’alimentation en amont qui a surchauffé puis fondu.

Le point clé est simple : deux sorties 8-pin obtenues par duplication ne créent pas deux alimentations indépendantes. Les deux branches de l’adaptateur de la RTX 5070 tiraient au final sur la même connexion PCIe 8-pin d’origine.
La RTX 5070 affiche un Total Graphics Power de 250 W et NVIDIA recommande une alimentation de 650 W. Dans son guide d’installation, le constructeur demande explicitement au moins deux câbles PCIe 8-pin dédiés et indépendants avec l’adaptateur 16-pin, ou à défaut un câble PCIe Gen 5 16-pin natif certifié pour au moins 360 W.
Pourquoi la puissance de l’alimentation ne change rien
Il faut distinguer la capacité réelle d’un câble et la spécification du connecteur PCIe côté GPU. Le PCI-SIG donne 150 W pour un connecteur PCIe 8-pin côté carte graphique, contre 75 W pour un 6-pin.
Dans la pratique, certains câbles bien conçus peuvent supporter davantage. Corsair indique par exemple que ses connexions 8-pin côté alimentation et ses câbles en pigtail peuvent dépasser 300 W, tout en maintenant la limite nominale du connecteur PCIe 6+2-pin côté GPU à 150 W.

Splitter tiers et pigtail d’origine ne sont pas équivalents
C’est précisément pour cette raison qu’un splitter tiers 8-pin vers double 8-pin est une mauvaise idée pour alimenter un GPU. Il ne faut pas le confondre avec un câble pigtail fourni et validé par le fabricant de l’alimentation.
Un splitter 8-pin vers double 6-pin reste au moins dans l’enveloppe nominale de 150 W, avec 75 W par connecteur. Mais ce cas devient surtout théorique, le 6-pin ayant pratiquement disparu sur les GeForce RTX 50.

VIK-off s’interrogeait aussi sur la présence d’une Zalman 1000 W dans une configuration autrement simple. La réponse est directe : une alimentation plus puissante ne compense jamais un câblage incorrect. Ce bloc dispose de plusieurs connecteurs PCIe, il était donc parfaitement possible d’utiliser deux câbles séparés comme demandé.
Sur ce type de carte, l’erreur classique consiste à raisonner en puissance totale disponible plutôt qu’en chemin de courant et en répartition de charge. Pour une RTX 5070 avec l’adaptateur NVIDIA, la bonne configuration reste inchangée : deux câbles PCIe 8-pin dédiés, ou un câble 16-pin natif compatible.