
Le teasing NEO d’ASUS a été largement survolé, souvent réduit à une nouvelle appellation marketing. En réalité, ce virage était déjà visible au Computex 2025, sans être formalisé. Son nom à l’époque : ROG Modular Simplicity.
Sur le stand, ASUS montrait des ventilateurs et un AIO sans câbles visibles. Ce n’était pas du sans-fil au sens radio, mais une intégration directe via la carte mère, grâce à des contacts intégrés au PCB. Alimentation, contrôle PWM, RGB et données transitaient sans faisceaux apparents. La carte mère cessait d’être un simple support pour devenir le centre nerveux du système.
La philosophie NEO, une vision tournée vers l’avenir
C’est précisément ce que semble incarner NEO aujourd’hui. Une carte mère pensée comme une plateforme, conçue pour dialoguer nativement avec le refroidissement, l’éclairage et les périphériques internes, avec un design plus épuré mais une densité fonctionnelle accrue.
Entre le socket CPU et les slots mémoire, on distingue clairement 11 connecteurs ronds de type pogo, accompagnés de l’inscription AIO_POGO directement sérigraphiée sur le PCB.

Ces contacts ne sont pas décoratifs. Ils sont conçus pour établir une connexion directe entre la carte mère et un système de refroidissement liquide compatible, sans recourir aux câbles classiques. Via ces pogo pins, la carte mère peut fournir l’alimentation, le pilotage de la pompe, la gestion du RGB et potentiellement des données pour un écran intégré, le tout par simple contact mécanique une fois le waterblock en place.
Le teaser laisse clairement entendre que cette conception NEO n’est pas cantonnée à une seule gamme, mais qu’elle a vocation à s’étendre à l’ensemble du catalogue cartes mères ASUS, de ROG/STRIX à TUF Gaming, en passant par PRIME et ProArt.
Un BIOS de 64 Mo pour anticiper les évolutions à venir
Un autre indice renforce cette lecture : la question du BIOS 64 Mo. Entre la complexité croissante des microcodes, des UEFI modernes et la gestion d’écosystèmes complets, les 32 Mo montrent leurs limites. MSI a déjà franchi ce cap. Chez ASUS, ce choix ferait sens dans une logique de carte mère durable et évolutive.
Le timing est d’autant plus cohérent que des sources fiables ont confirmé la compatibilité de Zen 6 avec le socket AM5. Cette longévité impose une pression logicielle accrue, et rend un BIOS élargi presque incontournable pour absorber plusieurs générations sans compromis.
Le scénario killer : NEO en version BTF
Le scénario le plus radical reste toutefois à venir. Une NEO en version BTF, associée à une carte graphique BTF, ferait disparaître tous les câbles côté visible. Plus de 24 broches, plus d’EPS, plus de 12V-2×6, plus de nappes ventilateurs. Avec Modular Simplicity, l’objectif du PC réellement sans câbles visibles deviendrait enfin crédible, non par esthétique, mais par architecture.
NEO n’est donc pas une surprise. C’est l’aboutissement logique d’une vision initiée en 2025. La question n’est plus de savoir si ASUS y croit, mais jusqu’où la marque ira dans son industrialisation.