
Anthropic a déclenché une vaste purge involontaire sur GitHub en tentant d’endiguer la fuite du code source de Claude Code. Selon TechCrunch, la société a envoyé des demandes de retrait DMCA trop larges après avoir ouvert par erreur l’accès au dépôt du CLI de Claude Code mardi, ce qui a conduit des curieux à analyser le code puis à le répliquer sur GitHub.
La procédure de retrait a balayé environ 8 100 dépôts, y compris des forks légitimes de projets open source d’Anthropic, provoquant une levée de boucliers chez les développeurs. Boris Cherny, responsable de Claude Code, a reconnu une « erreur humaine ». L’entreprise affirme avoir retiré la plupart des notifications, ne maintenant l’action que sur un dépôt et 96 forks associés.
Un périmètre DMCA mal calibré
D’après Anthropic, le problème vient du fait que la cible initiale appartenait au graphe de forks d’un dépôt public de la société, ce qui a mécaniquement étendu la portée de la demande. GitHub a depuis restauré l’accès à la majorité des dépôts affectés, limitant l’impact persistant à un nombre restreint de répertoires explicitement concernés.
L’incident intervient alors qu’Anthropic se prépare à une IPO, un contexte où une fuite de code suivie d’une action DMCA mal maîtrisée peut peser sur la gouvernance perçue et exposer à des frictions juridiques. Même en l’absence de données utilisateurs compromises, l’épisode interroge la rigueur opérationnelle d’une structure dont l’actif principal reste la propriété intellectuelle logicielle.
Au-delà du couac, l’affaire illustre la difficulté de contenir la propagation de code une fois qu’il a circulé sur des réseaux publics et forks en chaîne. Pour un acteur IA en phase de listing, l’enjeu sera de démontrer un contrôle plus fin des accès internes et des procédures DMCA calibrées au scalpel afin d’éviter d’associer son nom à des suppressions massives perçues comme abusives.
Source : ITHome