
Selon The Information, Anthropic discute avec la britannique Fractile pour intégrer ses puces d’inférence comme quatrième pilier de calcul aux côtés des GPU NVIDIA, des Trainium d’Amazon et des TPU de Google, avec un objectif de déploiement en 2027. Les pourparlers seraient encore préliminaires.
Fractile mise sur une architecture de « calcul analogique en mémoire », à rebours des XPU numériques dominants, avec la promesse de multiplier par 25 les performances sur les modèles phares pour un coût divisé par 10. La start-up a reçu un investissement de Pat Gelsinger, ex‑PDG d’Intel.
Un pari sur l’inférence à bas coût
Le positionnement d’Anthropic sur une pile hétérogène reflète l’enjeu actuel: contenir le coût d’inférence tout en sécurisant l’approvisionnement face à la tension sur les GPU H100/H200 et leurs successeurs. L’option Fractile viserait un créneau précis, l’exécution de modèles en production, sans concurrencer frontalement les accélérateurs d’entraînement.
Si l’analogique en mémoire tient ses promesses sur des charges réelles, l’intégration passera par une chaîne logicielle viable: compilateurs, runtime, formats de modèles et interop avec les frameworks internes d’Anthropic. Le calendrier 2027 laisse entendre une phase d’outillage et de co‑développement substantielle.
Au-delà des chiffres avancés par Fractile, le différentiel se jugera sur le TCO en datacenter: densité, consommation, disponibilité, et coûts d’intégration. Pour Anthropic, une quatrième brique matérielle réduirait la dépendance à un marché GPU volatil et donnerait un levier de négociation sur les capacités d’inférence à grande échelle.
Source : ITHome