
Qualcomm, Intel et désormais NVIDIA occupent le catalogue Surface, tandis qu’AMD reste sur la touche. Microsoft attribue cette absence à l’étroitesse de sa gamme plutôt qu’aux qualités techniques des processeurs concernés.
AMD Surface : un arbitrage lié au catalogue
Interrogé par Zac Bowden de Windows Central, Brett Ostrum, vice-président de la division Surface chez Microsoft, explique que l’entreprise doit sélectionner avec soin les plateformes intégrées à ses machines. Le catalogue repose principalement sur des puces Snapdragon et Intel, avec l’arrivée des SoC NVIDIA RTX Spark dans le Surface Laptop Ultra.
« Nous aimons travailler avec AMD. Notre portefeuille est limité, nous devons donc faire des choix assez judicieux concernant ce que nous faisons et où nous le faisons », précise le dirigeant. Son propos présente ainsi l’éviction d’AMD comme une contrainte de positionnement, et non comme une sanction liée à la qualité de ses processeurs.
Une collaboration toujours solide autour de Xbox
Cette décision tranche avec les relations entretenues par les deux groupes sur le marché du jeu vidéo. Les consoles Xbox reposent sur des composants AMD, tout comme plusieurs appareils portables, et les rumeurs autour de la Xbox Helix évoquent une puce affichant un nombre de TFLOPS nettement supérieur à celui attendu pour la PS6.
La dernière apparition d’AMD dans la famille Surface remonte aux modèles Surface 4. Depuis, Microsoft a privilégié Intel et l’écosystème Windows on Arm de Qualcomm, avant d’intégrer NVIDIA à son offre la plus haut de gamme.
L’arrivée de RTX Spark renforce toutefois la pression concurrentielle. AMD devra proposer une alternative capable d’associer une mémoire unifiée de plus grande capacité à une partie graphique susceptible de rivaliser avec l’architecture Blackwell s’il souhaite retrouver une place dans cette gamme très sélective.
Source : Windows Central