
Dans 2 litres à peine, Acemagic veut faire entrer une vraie station de travail orientée IA locale. L’intérêt n’est pas seulement le format : avec le Ryzen AI Max+ PRO 495, la machine vise aussi les charges lourdes en mémoire unifiée, un terrain où les mini-PC restent rarement crédibles.
Pour situer le F9A dans la lignée des premières machines équipées de cette puce, ce panorama des modèles AMD Ryzen AI Max+ PRO 495 à l’IFA aide à mesurer ce que change réellement la plateforme.
Acemagic F9A, vitrine technique d’Acemagic à l’IFA 2026
Acemagic expose ses nouvelles machines à l’IFA 2026, du 4 au 8 septembre, au stand 128 du Hall 6.2 à la Messe Berlin. La pièce centrale du stand est le F9A AI mini workstation, une compacte motorisée par l’AMD Ryzen AI Max+ PRO 495.

Avec ce lancement, la marque fait partie des premiers fabricants à adopter cette nouvelle plateforme. L’objectif affiché est clair : proposer une station compacte pensée pour l’IA locale et les charges de calcul à forte empreinte mémoire, dans un châssis d’environ 2 litres mesurant 158,5 x 158,5 x 81,5 mm.
Une plateforme mobile musclée dans un châssis de 2 litres

Le F9A PRO 495 réunit un processeur AMD Ryzen AI Max+ PRO 495, une mémoire unifiée de forte capacité, un iGPU Radeon intégré et des capacités d’accélération IA dans un format très compact. Sur le papier, cela en fait une alternative aux petits PC SFF classiques pour les utilisateurs qui manquent de place mais veulent davantage de puissance brute et surtout plus de mémoire.
La fiche technique annoncée mentionne 16 cœurs et 32 threads, un boost jusqu’à 5,2 GHz, un circuit graphique Radeon 8065S intégré et une prise en charge allant jusqu’à 192 Go de LPDDR5X-8533. AMD avance aussi jusqu’à 55 TOPS pour le NPU et jusqu’à 131 TOPS de performances IA totales, avec les réserves habituelles liées à la configuration, aux logiciels et aux charges utilisées.
Mémoire unifiée, IA locale et connectique complète
Le point central de la machine reste cette mémoire unifiée à haute capacité, partagée entre le CPU, le Radeon intégré et le bloc NPU. Pour des usages comme l’inférence locale, le traitement de données ou la création de contenu, cette approche évite les cloisonnements habituels entre mémoire système et mémoire graphique.

Acemagic indique d’ailleurs que le F9A PRO 495 a pu faire tourner localement le modèle DeepSeek V4 Flash 284B. La démonstration est intéressante pour situer la cible de la machine, même si la taille exploitable du modèle et les performances réelles dépendront toujours de la quantification, de l’environnement logiciel et de la configuration précise.
Côté E/S, le F9A intègre 2 ports USB4, 2 ports Ethernet 2,5 GbE, le Wi-Fi 7, le Bluetooth 5.4, une sortie HDMI 2.1, une sortie DisplayPort 2.1 et une interface OCuLink en PCIe 4.0 x4. Pour le stockage, on retrouve un emplacement M.2 2280 PCIe 4.0 x4 NVMe compatible avec des SSD jusqu’à 4 To.
Une seconde version en Ryzen AI Max+ 395
En parallèle du PRO 495, Acemagic montrera aussi à l’IFA une déclinaison du F9A basée sur l’AMD Ryzen AI Max+ 395. Cette version conserve 16 cœurs et 32 threads, avec un boost jusqu’à 5,1 GHz et un iGPU Radeon 8060S, mais la mémoire LPDDR5X est limitée à 128 Go.
Les deux configurations visent les développeurs, créateurs et professionnels qui veulent exécuter localement des charges IA ou d’autres applications gourmandes en mémoire. Acemagic précise que les précommandes du modèle 395 ouvriront le 10 septembre sur son site officiel, tandis que le PRO 495 fait pour l’instant l’objet d’un teasing sur la boutique en ligne de la marque.





Ce type de machine montre surtout où AMD veut pousser sa plateforme Strix Halo en environnement professionnel compact : moins comme un simple mini-PC premium que comme une alternative très dense pour l’IA locale, là où la quantité de mémoire disponible devient souvent plus importante que la seule puissance de calcul.
Source : Acemagic